Que François Léotard me pardonne si je reprends le titre d’un livre qu’il publia en 1989, mais celui-ci colle tellement bien à l’actualité qu’il n’y en avait pas de meilleur. Sans rire, les annonces de la perte du triple A de notre pays comme celle de l’entrée en récession de l’Europe ne sont aux yeux des candidats à l’élection présidentielle pas « si graves que ça » et déjà « anticipées par les marchés » et peuvent dés lors, laisser la place aux surenchères démagogiques des mesures partisanes, pour ne pas dire clientélistes.
Lorsqu’il écrivit ce livre, mon mentor et ses copains formaient une bande de quadragénaires qui s’attaquait aux archaïsmes d’une classe politique rompue aux affaires, plus préoccupée à se mettre à l’abri du besoin que de tenter d’épargner des souffrances à un peuple en proie, déjà, à la cupidité vorace d’un système économique déséquilibré.
Les monopoles publics ont laissé leur place à des monopoles privés, la crise du pétrole a laissé sa place à la crise de la dette, le chômage a laissé la place…au chômage, alors que la gauche a laissé la place à la droite qui a laissé la place à la gauche qui l’ a laissé à la droite…
Pendant que toutes les classes se serrent la ceinture les élus continuent de vivre largement au dessus des moyens que les contribuables redevables peinent à réunir.

