1974-2011 j’ai vu, 2012 j’agis…

Publié par Philippe Michel-Kleisbauer le

Depuis l’âge de raison j’entends mes ainés me parler de crise. Choc pétrolier des années 75 à 80, crise économique et pic du chômage des années 90, éclatement de la bulle spéculative des valeurs mobilières technologiques des années 2000, éclatement de la bulle spéculative des subprimes en 2008 et crise de la dette en 2011.

J’ ai fait tout ce que mes ainés m’ont demandé, conseillé, imploré de faire. J’ai ajouté autant d’années d’études à mon cursus qu’il y a eu d’années de crises. J’ai accepté l’idée que pour ma génération l’avenir ne pourrait jamais ressembler aux années d’opulence qu’ils ont connues, gaspillées ? J’ai encaissé toutes les augmentations d’impôts et de prélèvements sociaux qu’ils ont apporté pour seule réponse à ces crises.

J’ai collaboré, apporté toutes mes connaissances et mon énergie à notre société qui ne voulait, en fait, que la brider, l’inhiber. Et j’ai vu.

J’ai vu tous ces gens dépassés, dispendieux, profiteurs, conserver leur postes et les avantages qui y sont attachés. J’ai vu tous ces parlementaires ne siéger qu’un jour et demi par semaine pour des indemnités toujours en hausse. J’ai vu cette décentralisation offrir des postes à tant de médiocres incapables d’agir pour un intérêt autre que le leur. J’ai vu tous ces élus s’accrocher à leurs sièges, car cette crise qu’ils ne pouvaient gérer, les condamnaient de facto à la faillite personnelle.

J’ai vu mes proches, mes amis, des inconnus désespérer alors qu’ils sont formidables. Mais j’ai vu…

J’ai vu que je n’étais pas seul dans ce cas. Pas seul à penser cela. Alors j’ai parlé, échangé, écouté et j’ai décidé d’agir.

Agir pour nous sortir d’une situation qui n’est pas du a la fatalité, mais à l’abandon de notre destin dans des mains inexpertes.

Agir, affronter et défier ceux qui depuis si longtemps nous cantonnent dans la crise pour mieux nous contenir, nous asservir.

Dans les urnes, les assemblées, les conseils d’administrations, partout où des décisions se prennent, le pragmatisme et le modernisme doivent s’imposer.

A tous ceux qui le veulent, 2012 peut être l’année des grands changements.

Philippe Michel-Kleisbauer.