Journal de Marche N°87 – du 13 au 19 avril 2019

Journal de Marche N°87 – du 13 au 19 avril 2019

Pendant les vacances parlementaires, vous le savez, il y a deux options: ceux qui en profitent et prennent un peu de repos réellement très mérité et ceux continuent à bosser. Cela tient des caractères et, vous le savez, quand les autres parlent je les écoute, lorsqu’ils agissent je réfléchis et lorsqu’ils se reposent j’engage la manœuvre.

Ainsi, ces deux semaines de suspension sont mises à profit pour rencontrer tous ceux qui se battent sur le terrain associatif ou dans leurs collectivités afin de lutter contre des injustices, des abus, des positions dominantes qui déséquilibrent un tissu social, ou tout simplement pour construire un avenir meilleur pour leurs concitoyens.

Que ce soit des personnes en difficulté ou des personnes qui l’ont été et qui après les avoir surmonté se sont constitués en association afin de permettre aux autres de ne pas tomber dans les mêmes «galères», que ce soit des femmes et des hommes qui ont envie de participer à la vie et l’administration de leur collectivité, ou encore mes filleuls de l’Académie des Jeunes Démocrates ou tous leurs camarades de l’AgoraDem, je leur consacre du temps afin de les écouter, entendre ce qu’ils ont à me dire et leur permettre de construire une stratégie qui leur permettra de réaliser leurs projets.

Car le rôle d’un député ne doit pas seulement se limiter dans sa relation avec sa base et d’être une courroie de transmission, il doit aussi permettre à cette base de se dépolluer des profiteurs en tous genres afin de ne plus avoir que des personnes qui défendent un vrai engagement avec une réelle abnégation.

C’est là aussi un des enseignements de la crise des gilets jaunes. Au-delà d’énormément de personnes ayant une vraie souffrance à exprimer, il y avait beaucoup – beaucoup trop- de fumistes, de profiteurs ou de haineux, dont je continue à dire qu’il convient de les écarter de ce champ d’expression si nous voulons entendre les vraies revendications.

Ainsi, à la veille d’un 1er mai que certains veulent violent, je tiens à leur dire que rien ne me fait dévier de ma trajectoire qui consiste à prendre fait et cause pour la loi, et ceux qui la font respecter: les forces de l’ordre comme leurs ministres de tutelle, messieurs Castaner et Nunez.