Journal de Marche N°84 – du 23 au 29 mars 2019

Journal de Marche N°84 – du 23 au 29 mars 2019

La sécurisation de nos institutions n’est pas un vain mot, car sans ses grands piliers que sont le Parlement, le Conseil Constitutionnel ou l’autorité judiciaire, notre démocratie ne fonctionnerait pas et par là ni notre société ni notre économie. Ainsi la sécurisation de notre démocratie passe par la sécurisation et le respect de nos processus électoraux. Cela veut dire que nous ne pouvons accepter que ceux qui n’ont pas vu leurs propositions électorales, leurs projets de société, retenus par la majorité des électeurs, imposent par la violence, l’agression ou la casse leurs idées (s’il en est), leurs revendications ou leurs visions différentes du monde dans lequel nous vivons.

Dès lors, la Démocratie ne peut laisser quelques milliers d’individus prendre en otage, par la casse et la violence, un pays qui par convention accepte que ses orientations se décident lors d’élections, exceptionnellement lors de manifestations pacifistes et responsables.

C’est ce que j’ai défendu dimanche dernier sur le plateau de LCI au cours de 2h30 de direct où j’ai pu exprimer mon soutien aux forces de l’ordre qui sont depuis bien trop longtemps maintenant au contact dangereux et menaçant d’individus n’ayant rien à voir avec les «gilets jaunes» qui manifestent leurs inquiétudes, leurs peines et leurs désespoirs.

C’est aussi ce que je m’apprête à faire tout le week-end à Kyiv en Ukraine en accomplissant une mission d’observation des élections présidentielles du pays sous la bannière de l’Assemblée Parlementaire de l’OTAN. Car ce pays situé aux confins de l’Europe, dignement peuplé, d’une jeunesse semblable à la nôtre, qui aspire à vivre une vie démocratique comme la nôtre, sans corruption, est en proie à des tentatives de déstabilisations tant électorales que physiques de la part du voisin russe. Rappelons ici l’illégitime annexion de la Crimée ou le soutien aux séparatistes dans le Donbass qui entretiennent depuis 2014 une guerre à nos portes, qui a causé la mort de plus de dix milles personnes et poussé à l’exil plus d’Un million deux cent mille d’entre elles.

Au-delà de cette agression permanente, le pays subit régulièrement des attaques informatiques aux conséquences graves, même pour la France. Ainsi, en 2017 le virus NotPetya, qui a attaqué le système de comptabilité des entreprises du pays, a affecté une filiale du groupe Saint Gobain qui a du provisionner quelques deux cent cinquante millions d’euro de pertes. Il s’agit là d’une perte colossale, financière bien sûr, mais aux répercussions sur l’emploi et notre économie. Au-delà, la cyber-influence que subissent les millions d’électeurs du pays est à mettre en parallèle aux manipulations extérieures dont font l’objet notre pays à chaques élections, manifestations ou conflits sociaux. Allez voir ce qui se passe chez ce voisin qui frappe désespérément à la porte de l’Europe pour offrir à sa jeunesse de véritables perspectives n’est pas dénué de sens. Pas plus que ce travail de fond que nous faisons afin d’adapter la posture de notre pays aux cyber-attaques et faire respecter notre souveraineté numérique en opposant un dispositif national de protection et de défense informatique robuste.

Car face aux menaces numériques la résilience de notre Nation repose autant sur les moyens que l’organisation de notre cybersécurité et de notre cyberdéfense. Cela suppose une parfaite coordination des différents services de l’Etat concernés, une coopération de ceux-ci avec les Opérateurs d’Importance Vitale pour, en cas de crises, adopter rapidement des mesures adaptées. C’est précisément ce programme que nous suivons mes camarades et moi au sein de la session nationale de l’IHEDN et l’INHESJ dénommée session cyber.

La gestion de crise devant se faire dans les moindres ramifications territoriales de notre pays, j’étais heureux d’intervenir cette semaine devant des acteurs ruraux et territoriaux, élus ou non.

L’activité parlementaire nécessitant également de garder un contact très régulier avec la base militante j’étais heureux de me retrouver avec les militants du Mouvement Démocrate et de La République en Marche, en Seine-Saint-Denis et dans la Drôme où j’ai pu notamment participer à une réunion en compagnie de Sylvie Brunet et Véronique Trillet-Lenoir toutes deux candidates en bonne place sur la liste «Renaissance» présentée par nos deux formations aux élections européennes.