Pendant la Crise le travail continue.

Jamais les atermoiements d’un seul homme n’avaient servi la cause de ceux qui veulent renverser les institutions et mettre en place une VIème République par définition plus dure puisque la Vème permet à peu près tout.

Se sont également engouffrés dans la brèche ceux qui cherchent désespérément à faire renoncer notre majorité à sa volonté de réformer nos institutions en diminuant le nombre de députés, en limitant à trois le nombre de mandats et en introduisant une dose de proportionnelle afin que les minorités politiques soient représentées à l’Assemblée.

Toutes les tentatives ont échoué et les députés de la majorité restés à l’Assemblée pendant le week-end (toujours les mêmes), dont votre serviteur, ont tenu bon.

Mieux, nous avons immédiatement pris la mesure des choses et contourné l’obstacle réglementaire et administratif pour la constitution d’une commission d’enquête parlementaire en réunissant la commission des lois pour mener l’enquête. Ce qui peut paraître un peu technique ici est en fait une riposte adaptée aux événements qui nous a permis de commencer nos auditions dès le lundi matin par celle du Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et de très vite avancer sur les dysfonctionnements et actes graves qui se sont produits le 1er mai en marge des manifestations. Faisant suite aux déclarations préalables du Premier ministre le jeudi précédent devant le Sénat nous avons ainsi commencé un important travail qui permettra de faire toute la lumière aux français.

Tout ceci ne nous a pas empêché de manifester notre détermination à accomplir jusqu’au bout les engagements que nous avons pris devant les français, et accomplir le mandat que nous avons reçu d’eux pour le faire.

Ainsi me suis-je rendu comme cela était prévu, avec Jean Jacques Bridey, Président de la commission de la défense, aux cérémonies de commémoration à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux «Justes» de France, au cours duquel M Serge Hoffman, un des rares survivants de cette abomination a raconté le récit émouvant de cette journée noire. Cette allocution, la plus émouvante qu’il m’ait été donné d’écouter, m’a replongé dans l’horreur du camp de Auschwitz-Birkenau visité en mai dernier avec Marielle de Sarnez, présidente de la commission des affaires étrangères.

Cette séquence m’a réconforté aussi dans mon choix de ne pas céder à celles et ceux qui souhaitaient que nous suspendions nos travaux et de poursuivre ma série d’auditions d’ambassadeurs en France de pays baltes ou d’Europe centrale: SE Veronika Wand-Danielsson de Suéde, SE Oleg Shamshur d’Ukraine, SE Ecateriné Siradzé-Delaunay de Géorgie et SE Luca Niculescu de Roumanie, afin de nourrir ma contribution au rêve de paix que représente l’Europe dans ces régions-là.

Ainsi en était-il lorsque j’ai reçu Krystyna Zelenyuk journaliste au “Segodnya», quotidien national ukrainien, venue recueillir mon analyse sur les suites du sommet de l’OTAN des 11 et 12 juillet dernier et de la rencontre d’Helsinki des présidents Trump et Poutine, qui dans un contexte politique européen de montée des nationalismes, représentent des enjeux importants.

Les travaux en commissions de la défense et en commission des affaires étrangères se sont eux aussi poursuivis avec notamment un échange préliminaire avec Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, sur l’avenir de la mémoire, objet du rapport pour avis que je rendrai à l’automne.

Seul petit moment de détente en recevant à déjeuner trois jeunes militants du Mouvement Démocrate qui avaient nourri les débats lors de ma conférence du 3 juillet dernier et parlé des dangers des réseaux sociaux qui sont des moyens de propagation d’influence déstabilisatrice pour nos démocraties. Affaire à suivre..

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