Voici une semaine très active qui s’achève à Skopje, dans l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine, probable future République de Macédoine du Nord, sur une note de satisfaction forte venant de l’Europe, répondant à l’un de mes voeux.

En effet, huit jours plus tôt, alors que je réunissais ceux qui soutiennent l’action que le Président Macron, le gouvernement, la majorité parlementaire et moi menons depuis un an, je demandais au travers d’une vidéo, que l’Europe se mobilise afin d’élaborer une politique commune au sujet des migrations. C’est maintenant chose faite depuis cette nuit au cours de laquelle, sous la conduite de la France, les 28 sont parvenus à un accord unanime.

Voilà qui a de quoi faire taire tous les détracteurs de cette institution sur sa capacité à s’entendre à vingt-huit.

Non seulement cet accord satisfait mon souhait de ne plus détourner notre regard de ce drame humain et des bouleversements qu’il provoque, mais il conforte ma conviction qu’au-delà d’un formidable espace de paix, l’Europe reste une idée qui a de l’avenir.

Preuve en est tous ces pays qui rêvent de devenir européens. Ma présence à Skopje au 98éme séminaire Rose-Roth organisé par l’AP-OTAN qui étudie la volonté des pays des Balkans de l’ouest d’intégrer l’Alliance et l’Union s’inscrit dans cette réflexion.

Malgré la réponse négative que nous leur apportons pour des raisons évaluées, mesurées et réfléchies, il est symptomatique d’observer ce désir d’Europe chez ceux qui en reste à la porte. Ce sujet mérite de la part de chacun de nous une profonde réflexion.

Mon déplacement dans cette région au cœur des Balkans m’a permis de me rendre dans un cimetière militaire français entretenu par notre ambassade, laquelle par l’intermédiaire de Son Excellence Christian Thimonier, mène une politique de mémoire soutenue avec l’aide du Ministère des armées et de la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives
ainsi que la Mission du Centenaire

C’est avec une forte émotion que j’ai rendu hommage aux presque trois mille hommes morts pour la France en décembre 1918 qui y reposent. Une façon pour moi de rappeler que partout où ils sont, nos glorieux aînés restent dans notre Mémoire collective. 

Cette semaine bien chargée a été rythmée par un passage furtif au Parlement qui refermait la session ordinaire sur un bilan exceptionnel et donnait à chacun rendez-vous à la semaine prochaine pour une session extraordinaire durant l’été.

Ainsi vous l’aurez compris nous continuerons à nous retrouver au cours de l’été.
En souhaitant de bonnes vacances à ceux qui les entament.

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