La venue à Fréjus de l’ancien Premier ministre Manuel Valls a été symbolique à plus d’un titre. D’abord parce qu’il s’agissait de sa première journée complète sur le terrain depuis les primaires et, qu’en acceptant mon invitation à battre le pavé là où le FN est le plus implanté, il affirme la continuité de ses idées. Souvenons nous que Manuel Valls était déjà venu ici en 2014 à l’invitation d’Elsa Di Méo. En revenant il confirme que la cause passe avant toutes les ambitions.

Ensuite, qu’à travers un programme bien chargé nous avons tout au long de cette journée délivré trois messages très forts qui ont été parfaitement reçus par ceux à qui ils étaient destinés. A commencer par les élus de l’agglomération qui ont tous répondu à mon invitation à un déjeuner au cours duquel Manuel Valls et moi avons rappelé l’existence d’une ligne rouge à droite entre les républicains et les tenants d’un rapprochement avec le FN. A l’instar de Georges Ginesta Sénateur LR du Var qui le soir du premier tour de la présidentielle et des législatives a, en vrai républicain, appelé immédiatement à voter contre le FN.

Nous avons ensuite rencontré des officiers généraux et supérieurs de la deuxième section afin de délivrer clairement le message qu’il existait une voie pour lutter concrètement contre le terrorisme sans tomber dans la démagogie électoraliste. Enfin, nous avons rencontré des militants que nous avons exhorté à rester mobilisés afin de soutenir cette bataille contre la démagogie, les peurs et le mensonge, tout en soutenant l’action de notre majorité modernisatrice.

Au delà, cette invitation m’a permis de rappeler qu’il existait dans notre pays des femmes et des hommes capables de courageusement donner un nom au terrorisme dont il est victime: l’Islam radical et politisé. Le 5 octobre 2015 j’avais dans un article paru dans Var Matin appelé les sages à reprendre le dessus sur ceux qui donnaient une interprétation volontairement guerrière à cette religion pour en faire un moyen politique d’asservir. Aujourd’hui, notre ancien Premier ministre et d’autres intellectuels appellent de leurs vœux que cette communauté s’organise afin qu’un Islam modéré dit «des lumières» puisse s’imposer et rétablir la paix dans un monde en proie au doute et au chaos.

Les Cérémonies du souvenir de la Déportation qui ont suivi m’ont permis d’affirmer encore et encore ma détermination à ne pas laisser la barbarie s’installer comme elle le fait sournoisement dans notre société.

La montée de l’antisémitisme, chez nous, en Europe, dans le monde n’est pas acceptable, sous aucun prétexte. Notre détermination à garantir le droit de vivre en paix dans notre pays doit s’exprimer au quotidien, sans faiblesse.

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