Journal de Marche N°41 – du 21 au 27 avril 2018

Publié par Philippe Michel-Kleisbauer le

Les rencontres hebdomadaires avec la population que ma formidable équipe me prépare sont toujours pour moi le moment le plus agréable de la semaine grâce à la richesse de nos échanges. Pour la période qui vient de s’écouler, cela aura été l’occasion de faire une pause de 24h dans un débat sur la loi «asile et immigration» qui aura tenu jusqu’à tard dimanche soir.

Qu’il me soit permis ici de saluer tous mes collègues avec lesquels nous avons siégé toute la semaine jusqu’à tard en soirée, particulièrement dans cette période que nous traversons où il est courant de nous juger sur notre présence en hémicycle alors qu’aucun système ne la constate ou comptabilise.

Cette loi «asile et immigration» portée par Gérard Collomb et Jacqueline Gourault, n’a pas réuni toute la majorité à cause du durcissement qu’elle génère dans le traitement des demandes d’asile découlant de la volonté du gouvernement d’accélérer les procédures afin de s’attaquer au problème en profondeur. Ma position tout au long des débats aura été de soutenir la position du gouvernement, même si je pense que le débat reste ouvert.

A peine cette loi adoptée, nous sommes partis à quelques-uns, de différents groupes politiques, vers la Suède pour un voyage d’étude de cette société tellement surprenante.

Étudier le modèle de développement durable, social, économique ou éducatif d’autres pays est une voie incontournable et préalable pour qui souhaite réformer de manière éclairée. Ces voyages organisés sur invitation des pays concernés est un formidable moment pour les parlementaires d’enrichir les débats en commission ou en séance. Ils renforcent la conviction de chacun d’entre nous que l’Union Européenne doit renforcer, étendre, développer le programme ERASMUS et offrir à sa jeunesse cette opportunité incomparable d’ouvrir ses horizons.

Le retour sur le terrain s’est fait avec la fierté d’accueillir à Fréjus Manuel Valls, qui a accepté mon invitation à joindre ses forces aux nôtres dans notre combat contre le Front National.

En homme d’Etat, l’ancien Premier ministre est venu démontrer que les valeurs républicaines ne pouvaient être sacrifiées sur l’hôtel de la démagogie et a exhorté tous ceux qui étaient tentés par les extrêmes à y renoncer.

Ensemble, nous avons rencontré différents groupes de concitoyens et, partout, rassemblé afin que notre pays reste fort dans les valeurs qu’il incarne.