Journal de Marche n°141 – du 14 au 20 juin 2020

Journal de Marche n°141 – du 14 au 20 juin 2020

Une infirmière qui jette des pavés sur des policiers, même si elle a bossé 12 heures par jour toute sa vie – dit-elle – n’en reste pas moins au moment où elle est en train de commettre cet acte, une agresseuse. Rien ne justifie que l’on caillasse des forces de l’ordre ou des pompiers lorsqu’ils procèdent à une évacuation sanitaire dans un quartier. Laisserait-on les patients mécontents des urgences ou d’un hôpital caillasser le personnel ? Non bien-sûr. Et pourtant des raisons de se plaindre il y en a tous les jours. Toutes ne peuvent pas être reprochées au gouvernement. Chacun dans sa vie s’est vu réserver un accueil médiocre quelque part. Est-ce pourtant une raison pour les agresser, leur jeter des pierres ? Et les pompiers dont je parlais à l’instant, quelle raison justifie qu’on les prenne pour cible lorsqu’ils viennent sauver une vie ? Rien. J’ai beau chercher depuis si longtemps que je vois cette triste nouvelle venir faire sa réapparition chronique dans les journaux, je ne vois pas.

Notre société a laissé libre cours à la violence comme si elle était l’une des composantes de la liberté d’expression. Et l’on en trouve toujours pour nous empêcher des les arrêter (les casseurs) au nom de la liberté de manifester..

Pourtant d’autres solutions existent.
Regardons comment pendant le confinement un syndicat habituellement dans les rues a pris le chemin des tribunaux pour assigner en référé Amazon et a en un temps record obtenu gain de cause. Du coup cette société s’est assise à la table des négociations et la CGT a obtenu en moins de quinze jours ce qu’elle n’aurait eu en dressant des barricades.

Moi qui fustige les syndicats qui laissent des situations glisser vers la violence, je ne peux que féliciter cette action qui s’est menée par le droit, par la justice.
Le droit, la justice, donc la politique doivent redevenir le moyen d’expression de la société ou elle sombrera dans le chaos.

Le renforcement des institutions est une nécessité absolue si nous voulons garder cette capacité protectrice de l’État dans les pires moments que traverse notre pays.
Pour cela nous devons faire Nation et remettre de l’ordre partout où il y a déséquilibre, partout.

Pour nous guider un peu, j’ai cette semaine répondu à une audition sur la « Laïcité militaire » qui m’a été proposée par « l’Université 133 ». Cet outil pédagogique mis sur pied par le MoDem en septembre 2019 reçoit quotidiennement en ligne chercheurs, historiens, universitaires ou parlementaires afin de creuser au plus profond les sujets brûlants de notre société.

La laïcité en est un. Et la manière dont elle est respectée, assurée et mise en oeuvre dans nos armées est un modèle du genre. Peut-être le modèle dont nous devrions nous inspirer pour rappeler ce principe inscrit dans l’article premier de notre Constitution et qui garantit le Vivre ensemble de notre Nation.

Je vous en laisse juges en vous invitant à visionner cet échange.