Journal de Marche N°131 – vendredi 10 avril 2020

Journal de Marche N°131 – vendredi 10 avril 2020

Pendant la crise les députés contrôlent…

Alors que le calendrier ordinaire de l’Assemblée Nationale indiquait pour cette période «contrôle de l’action gouvernementale», autrement appelé printemps de l’évaluation, mes collègues et moi contrôlons l’action du gouvernement.

Sur le terrain d’abord en regardant auprès des acteurs sanitaires, économiques et sociaux, si les faits correspondent bien aux déclarations. Comme par exemple ce courriel reçu d’un expert comptable lundi matin et immédiatement remonté au ministère qui y a répondu mercredi en reconnaissant qu’il y avait bien une erreur sur le site officiel et l’a immédiatement corrigée grâce à la remarque de ce professionnel. Depuis le premier jour de la crise, c’est une multitude de courriers partis aux différentes administrations et qui ont tous eu des réponses équivalentes.

Mes collègues et moi continuons aussi à travailler en commission, comme cela sera le cas avec Florence Parly, la ministre aux armées, par visio conférence. Pour préparer ces rendez-vous avec Josy Poueyto, Jean-Pierre Cubertafon, Stéphane Baudu, Fabien Lainé​ et Patrick Loiseau députés MoDem siégeant à la commission de la défense et des forces armées nous faisons une conférence par semaine.

Les réunions de groupe, elles aussi hebdomadaires, servent à regrouper le travail de chaque commission et toutes les remontées du terrain afin de mieux accomplir notre mission de contrôle de l’action gouvernementale. Nous échangeons ce que nous avons recueilli sur le terrain des responsables consulaires, chambres des métiers, de commerce ou d’agriculture, des responsables de syndicats professionnels ou encore des corps constitués, et surtout les maires.

Car il est important pour chacun de comprendre que même quand on ne peut le suspecter, un contact régulier et constructif est conduit entre les autorités préfectorales et les députés, mais aussi avec les maires, quelles que soient leurs appartenances politiques.

Ensuite il y a ceux – dont j’ai l’honneur de faire partie – qui se réunissent en très petit nombre à l’Assemblée. La mission d’évaluation de la gestion de la crise par l’État, composée de trois membres par groupe politique, menés par les présidents desdits groupes. Pour le MoDem, Patrick Mignola, député de Savoie, ancien maire et conseiller général apporte toute l’expérience d’un élu de terrain. 

Enfin les neufs -un député par groupe- qui se réunissent le mardi dans un hémicycle fantomatique afin d’interpeller le Gouvernement, parmi lesquels j’ai pu siéger grâce à la confiance que m’ont accordé mes collègues du groupe Mouvement Démocrate et apparentés afin de les représenter. 

Pendant ce temps, il y a ceux qui ont abandonné toute vie sociale réelle pour sombrer dans une vie sociale irréelle, virtuelle et artificielle du monde de Facebook. Un monde où contre-vérités -fake news- fausses nouvelles et vraies insultes ou mensonges sont devenus leur seul moyen d’expression pour se reprocher à eux-mêmes leur incapacité à voir que nos institutions fonctionnent.