Journal de Marche n°125 – du 29 février au 6 mars 2020

Journal de Marche n°125 – du 29 février au 6 mars 2020

Alors que l’épidémie du coronavirus continue sa progression, le pays dans son ensemble offre une belle résilience en accueillant favorablement les mesures restrictives. L’État et les services déconcentrés semblent bien gérer cette crise, les chercheurs mettent toute leur énergie comme toujours à trouver les remèdes.

Ces moments de crises – comme ceux connus lors des attentats meurtriers commis par des fondamentalistes islamistes – démontrent l’extraordinaire maturité du peuple français. Ils offrent à chacun de nous la démonstration que nous sommes tous capables de faire la part des choses, de distinguer les niveaux de gravité des situations et d’adapter nos réactions en fonction.

Dans ces circonstances, les postures toujours outrancières et excessives de bonimenteurs politiciens qui cherchent désespérément à capter l’attention retombent à plat. Il n’est guère que leurs fans clubs pour croire à leurs cris au scandale, aux attaques contre la démocratie qu’ils foulent eux-mêmes à la moindre occasion.
N’est-ce pas Mélenchon lui même qui, il y a quelques semaines, au cours d’un débat sur le Brexit, venait du haut de la tribune nous dire qu’il espérait un soulèvement incontrôlé du peuple comme au Chili…

Cette résilience face à l’épidémie démontre donc cette capacité de chacun à garder un esprit critique et faire la part des choses dans toute expression. Que ce soit celle des gilets jaunes, des syndicats, des politiques ou même des silences comme votre taiseux serviteur.

Aussi, nul besoin pour notre majorité de vouloir faire comprendre à celui qui ne veut pas le bien fondé et les bons résultats de notre politique de rééquilibrage des inégalités, le peuple le fera.

Et, la Démocratie c’est le pouvoir du peuple. II s’exprime par la voie d’élections au cours desquelles ce dernier se choisit des représentants, à la différence de l’opinion qui est le pouvoir d’influenceurs minoritaires à l’oeuvre pour obtenir ce que le droit, la justice ou le vote leur refuseraient.