Journal de Marche N°108 – Du 19 au 25 octobre 2019

Journal de Marche N°108 – Du 19 au 25 octobre 2019

Une activité qui ne s’arrête jamais. Alors même qu’à tour de rôle des parlementaires continuent les débats au sein de l’hémicycle, les autres regagnent le terrain où les attendent des citoyens, des associations, des maires auxquels ils ont manqué.

Rencontrer les élus locaux, particulièrement les maires ruraux, est encore plus important pour des députés urbains comme l’est votre serviteur car on y touche du doigt d’autres réalités. Et comme de nos jours beaucoup d’entre nous ont par choix ou nécessité décidé de vivre dans les villages pour se rendre chaque jour à la ville pour travailler, consommer, s’y distraire ou amener les enfants, notre interconnexion est plus forte que l’on veut bien le penser. Écouter, aider, accompagner les élus ruraux, c’est écouter ceux qui prennent le relais lorsque les villes se vident.

Parmi ces villages il en est un dans le Var qui a accueilli près de 70 demandeurs d’asile et dont la population à peine quatre ou cinq fois plus nombreuse a joué le jeu au bonheur de l’idée d’une France forte, belle et au grand coeur.

Passer du temps avec le maire du village, des habitants, rencontrer la directrice du centre et certains de ses pensionnaires, afin de comprendre. Comprendre pourquoi un si petit bourg peut réussir là où une ville de plus de cinquante mille habitants échoue avec moins de quarante gamins.

Alors direction Marseille, la ville au Grand Coeur. Rencontrer des personnes venues d’horizons tellement divers, réunis pour l’occasion par Alison, Kheira et Bilel, nos jeunes animateurs des «Jeunes Démocrates» et trouver dans les échanges les raisons qui font que le vivre ensemble, ça marche.
Alors retour chez soi et reprendre son traditionnel tour des marchés pour se rendre compte que la réalité que l’on y vit n’a rien à voir avec avec ces discours haineux que les médias nous servent en boucle afin de nous faire croire l’inverse…

Le week-end fini sur cette bonne note, c’est la semaine qui recommence avec à nouveau la rencontre de collectifs impliqués dans la vie de la cité puis un retour tardif dans la capitale pour rejoindre encore plus tardivement l’hémicycle où les travaux parlementaires ne s’arrêtent jamais.

Une semaine parlementaire lorsque l’on est rapporteur budgétaire comme cela est le cas pour moi, c’est une course infernale entre réunion avec administrateurs et commissaires, rythmée par des passages obligatoires en hémicycle et des retours incontournables en commission afin de valider nos travaux… être le premier à défendre son budget à l’ouverture à 9h alors que la nuit précédente, on a voté à 1h30 l’article 3 du projet de loi de finances pour la sécurité sociale afin de marquer fièrement son soutien à la conduite par le gouvernement de la politique de transformation voulue par le Président Emmanuel Macron.

Nous voilà déjà au vendredi suivant à écrire cet édito devant Jean-Jacques Bourdin et un café fumant avant de repartir pour un week-end de rendez-vous, rencontres et d’écoute sur les marchés…