Journal de Marche N°105 – Du 28 septembre au 4 octobre 2019

Journal de Marche N°105 – Du 28 septembre au 4 octobre 2019

Au cœur de la mission régalienne de l’Etat, la commission de la défense et des forces armées au sein de laquelle je siège me mobilise en profondeur depuis le début du mandat sur une action parlementaire dense et passionnante. D’abord dans un travail législatif volumineux avec l’élaboration et le suivi de la Loi de Programmation Militaire 2019-2025, puis le rapport annuel du budget des anciens combattants, de la mémoire, des liens armée-nation et des victimes des actes de barbarie de la seconde guerre mondiale. Ensuite dans un puissant travail de réflexion au sein d’une représentation permanente ; l’Assemblée Parlementaire de l’OTAN, comme au sein de nos instituts ; Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale et Institut National des Hautes Etudes de Sécurité et de Justice.

La Loi de Programmation Militaire 2019-2025 à laquelle nous nous sommes attelés dès le début du mandat et que nous avons voté au mois de mars 2018 est la plus importante jamais votée en cette matière. D’abord parce qu’elle corrige – enfin – le massacre que nos forces armées avaient subi dans la période 2007-2012 avec la disparition de plus de 70 unités. Ensuite parce qu’elle permet une remise à niveau d’une armée pour temps de paix. Enfin par son volume sans précédent qui restaure la confiance de toutes celles et tous ceux qui y consacrent leur vie. Le fait d’être programmatique, cette loi implique un suivi permanent qui demande une étude minutieuse du fonctionnement de toutes nos composantes militaires et stratégiques par le biais d’auditions, de visites dans les unités ou sur les théâtres d’opérations afin d’en acter la mise en œuvre.

Le rapport annuel pour avis sur le budget des Anciens Combattants et de la Mémoire me donne la aussi le moyen de mettre toute ma capacité de travail au service de notre pays. En faisant passer les auditions préparatoires de deux par mon prédécesseur à plus de trente chaque année me permet d’apporter moi aussi les marques d’un changement de méthode. Ainsi, de la mi-septembre jusqu’à la première semaine de novembre c’est un marathon de réunions, commissions, déplacements et débats, que j’effectue au service de cette mission budgétaire.

Les travaux de réflexion au sein de la commission Sciences et Technologies de l’AP-OTAN comme de la session de cybersécurité et de souveraineté numérique de l’IHEDN-INHESJ sont eux destinés à préparer les supports législatifs et matériels de demain : droit national et international du cyberespace, accès aux hautes technologies, développement des systèmes d’armes létales autonomes, utilisations des réseaux sociaux pour le renseignement, place des nouvelles technologies dans les combats en milieux dégradés etc.

Au-delà de ce travail législatif permanent, mon rôle est de le restituer, comme celui de mes collègues et de l’action du gouvernement auquel nous appartenons, à nos administrés. Ainsi, depuis le début du mandat ce n’est pas moins de 32 Forums Citoyens et 3 Grands Débats que j’ai animés, complétés par plus de 100 numéros de ma lettre numérique d’information hebdomadaire et les revues parlementaires distribuées chaque trimestre.