Journal de Marche N°79 – du 16 au 22 février 2019

Publié par Philippe Michel-Kleisbauer le

Une semaine très régalienne est venue s’intercaler dans un agenda nourri de grands débats et de rencontres sur le terrain. Celle-ci a débuté avec une audition du Comité Suédois de la Défense emmené par Björn Von Sydow, ancien Ministre de la Défense, que j’ai eu l’occasion de vous présenter dans les Journaux de Marche n°16 et n°41, et Hans Vallmark, Président de la commission des affaires étrangères (Journal de Marche n°41). Cette rencontre s’inscrivait dans leurs travaux préparatoires à la rédaction d’un livre blanc auquel j’ai été honoré d’apporter ma contribution.

Cette séquence diplomatique s’est poursuivie par l’audition en commission des affaires étrangères de Mme Nicola Sturgeon première «des» ministres d’Ecosse où il a été principalement question des conséquences désastreuses pour son pays du Brexit, comme du nombre croissant de citoyens britanniques qui souhaiteraient désormais inverser la manœuvre. L’audition de Bernard Bajolet l’ancien directeur de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) a elle aussi été un moment fort de la semaine qui tombait à point nommé avant de passer une demi-journée d’immersion avec mes camarades de la session nationale de L’IHEDN-INHESJ que la souveraineté numérique et la cybersécurité dans les locaux de cette institution très fermée, afin d’en connaître le fonctionnement et les missions.

Notre groupe a également auditionné le directeur général du site Cybermalveillance.gouv.fr, portail mis à la disposition du public afin de déclarer les actes de cyber malveillance dont nos concitoyens sont victimes ou témoins, que je vous invite à consulter dans ce journal. Ce portail ne collecte pas seulement les cyber-attaques mais sert à les rediriger vers ceux qui traitent aussi les actes de discrimination et de haine que l’on constate de plus en plus sur les réseaux sociaux et qui mettent en danger notre démocratie.

Car l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie ou l’homophobie sont des maux terribles que l’on dénonce quotidiennement mais que l’on ne combat pas efficacement puisqu’ils s’enracinent dans notre société.

Comme pour le traitement de djihadistes français sur notre sol, nous ne savons pas quoi faire. Pas d’avantage pour ces haineux de la Démocratie et de la forme qu’à pris notre société qui profitent d’un mouvement de protestation et de revendication pour laisser exploser leur colère, tout détruire jusqu’à vouloir prendre des vies, tels ces terroristes sur le retour.

Or, nous le voyons aujourd’hui, les mots ne suffisent plus à arrêter la propagation de ces idées néfastes, il va donc falloir sanctionner, interdire, en deux mots durcir notre attitude envers leurs auteurs. La survie de la Démocratie est à ce prix. Car nul ne doute que si elle n’est pas parfaite, elle n’en reste pas moins le meilleur des régimes.

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