Journal de Marche N°78 – du 9 au 15 février 2019

Publié par Philippe Michel-Kleisbauer le

Le grand débat révèle au fur et à mesure d’énormes vertus. Peut-être devons acter d’ores et déjà qu’il faudra à l’avenir ouvrir des périodes de grands débats, régulières, annuelles ou plus espacées, mais institutionnalisées, qui permettront aux citoyens de prendre la parole et de s’exprimer publiquement.

En me disciplinant afin de ne pas intervenir mais écouter patiemment mes concitoyens je peux témoigner qu’une fois la colère retombée et le verbe posé, grand nombre de propos ont du sens, grand nombre de contre-vérités répandues sur les réseaux sociaux n’ont pas de prises.

Agréable surprise de constater que mes compatriotes ne sont pas insensibles au travail que l’Assemblée fournit, qu’ils comprennent que l’on ne puisse en même temps être sur le terrain ou en hémicycle ou en commission. Ils l’ont très bien compris et c’est pour cela qu’ils veulent pouvoir s’exprimer régulièrement afin que nous réparions les «injustices», qu’ils puissent corriger le cap lorsqu’une dérive se constate.

Cette clairvoyance s’accompagne d’une réprobation catégorique des violences physiques ou verbales contre les personnes ou les biens qu’il nous est demandé de traiter afin que le droit d’expression ne soit pas la victime des extrémistes, des xénophobes, des homophobes ou des antisémites.

Car ces images que nous pouvons voir jour après jour nous assignent à dépasser la vigilance afin de passer à l’action sans complaisance contre des minorités brutales (que tout oppose sauf une même ambition) qui ne veulent rien d’autre que prendre les institutions afin de plier la population à leur soif de pouvoir.
Ainsi l’appel lancé par le Parti Socialiste aux mouvements politiques républicains à manifester contre l’antisémitisme est une démarche d’unité nationale très appréciable et doit être le début d’une riposte à l’infâme, à l’inacceptable.

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