Journal de Marche N°73 – du 4 au 11 janvier 2019

Publié par Philippe Michel-Kleisbauer le

Manipulés ou conscients de ce qu’ils font, les gilets jaunes que l’on entend exprimer leurs haines sont les pions d’ambitieux appuyés par des puissances qui veulent mettre l’Europe à genoux, qui contestent notre renouveau dans le leadership mondial.

Passé le temps des revendications légitimes, du matraquage fiscal, du harcèlement bureaucratique, du découvert chronique, de l’absence de perspectives, les manifestations ont laissé place à des contestations violentes.

Violences verbales, violences physiques, violences psychologiques. Menaces, agressions, discriminations.

Celles et ceux qui en sont les auteurs ne doivent pas être regardés comme nos compatriotes qui avaient trouvé une voie originale, hors partis politiques, hors syndicats, pour crier STOP!

STOP à une France, une Europe, un Monde à plusieurs vitesses. STOP à des écarts toujours plus creusés des richesses. STOP à la destruction de notre environnement qui produit un dérèglement climatique visible (le refus de la taxe carbone n’était pas à prendre au pied de la lettre mais il fallait bien comprendre : «pourquoi toujours nous d’abord, on en a ras-le-bol»). STOP aux radicalisations religieuses.

Mais à la liste de ces trois fléaux qui frappent le monde, grande pauvreté, dérèglement climatique et radicalisations religieuses, doit s’en ajouter un nouveau que l’on croyait avoir éradiqué : le fascisme. Fascisme tout court ou associé à tous les dogmes que vous voulez: fascisme social, fascisme capitaliste, islamofascisme, etc

Ce fléau est la marque de ceux, groupes ou individus, qui réduisent le monde à la vision qu’ils s’en font à l’exclusion de tous les autres. Ils n’écoutent plus, ne dialoguent plus, ne parlent plus puisqu’ils hurlent à la place sur les autres qu’ils ne considèrent plus désormais comme étant leurs semblables. Mais à la différence des trois premiers, ce fléau a des chefs.
Car le creusement des inégalités et l’accroissement de la grande pauvreté n’est que la conséquence d’un système de mauvaise répartition des richesses. Le dérèglement climatique n’est que la conséquence logique de plusieurs décennies de négligences. Même les radicalismes religieux n’ont pas de chefs à leur tête, juste ici ou là quelques pasteurs ou prédicateurs mais point d’ordre empirique établit.

En revanche, nos contestataires violents, haineux, racistes, antisémites, homophobes en ont bien. Cachés, attendant leur heure, mettant en œuvre leur arsenal de réseaux sociaux, ils détruisent petit à petit cette Démocratie que des siècles de souffrance ont bâti.

Devons-nous laisser faire? Devons-nous assister au désastre sans rien dire? Devons-nous rester les bras croisés devant des chaînes d’informations télévisées et presses écrites complices des factieux sans riposter?

Forts de notre capacité à reconnaître la détresse de la haine, il nous appartient de dire STOP nous aussi à ceux qui veulent détruire notre puissance démocratique, qui inspirent le monde par ses valeurs universelles, en s’attaquant à nos institutions.

Un nouveau combat commence aujourd’hui pour toutes celles et tous ceux qui croient en la Démocratie et en la République pour la garantir.

Cela commence par l’Union de nos forces pour la défense de ces deux valeurs maîtresses, en laissant de côté nos divisions subalternes lorsqu’elles ne sont pas dérisoires.

Car, Unis, rien ne résiste aux Démocrates et Républicains.

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