Journal de Marche N°60 – du 28 septembre au 5 octobre 2018

Publié par Philippe Michel-Kleisbauer le

C’est une semaine très régalienne qui s’achève sur les bancs de l’IHEDN (l’Institut des Hautes Études de la défense Nationale) qui, pour la première fois avec l’INHESJ (l’Institut National des Hautes Études de Sécurité et de Justice), joignent leur institut dans une session dédiée à la souveraineté numérique et la cybersécurité.

Ceux qui fréquentent mes réunions publiques (Forums Citoyens) sont habitués à m’entendre les sensibiliser aux dangers concrets pour nos sociétés qui se cachent dans la partie sombre du Web. Depuis plus de quinze ans, une poignée de spécialistes visionnaires ont permis à la France de ne pas être décrochée sur ce nouveau champ de bataille.

Aujourd’hui, face au nombre croissant d’attaques et la gravité de plus en plus préoccupante de leur conséquences, il convient d’élargir l’organisation défensive et contre offensive à cette menace mais aussi de préparer le droit à une évolution nécessaire.

Même si elle se situe dans le cyber espace cette bataille n’en est pas moins concrète et ne me fait pas oublier les théâtres conventionnels ou passés.

Ainsi ai-je repris en début de semaine mes auditions des fédérations nationales des anciens combattants et directions nationales; M. le médecin général inspecteur Christian Plotton, directeur de l’Institution nationale des Invalides, Mme Rose-Marie Antoine, directrice de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, M. Serge Barcellini, Président général du Souvenir Français, M. Willy Breton, président de la Fédération du mémorial de l’Otan, le Général (2s) Paul Dodane, président du comité d’entente de grands invalides de guerre, vice-président de l UBFT « les gueules cassées ».

Car, même si par le passé le ministère des anciens combattants été dissout et que la Mission est désormais rattachée au secrétariat d’Etat auprès du ministère des armées, elle n’en reste pas moins régalienne. C’est ainsi que le Président de la République Emmanuel Macron le rappel à chaque occasion, chaque cérémonie officielle. La mémoire relevé de la plus haute fonction, la sienne. Aussi est il facile pour Geneviève Darrieussecq et moi de défendre les revendications des associations patriotiques tellement Emmanuel Macron y est sensible.

L’audition nocturne de Florence Parly, la ministre des Armées aura permis de faire le point sur la mise en œuvre de cette formidable loi de programmation militaire à «hauteur d’hommes» que nous avons élaborée.
Séquences régalienne aussi en commission des affaires étrangères ou j’ai pu interroger Jean-Yves Le Drian, le ministre des affaires étrangères sur notre contribution, assez modeste, à l’OTAN (198 millions d’euros).

Cette semaine aura été marquée aussi par l’adieu à l’Assemblée de Manuel Valls, que j’ai été fier d’accueillir à Fréjus fin avril (lire le Journal de Marche N°42 ), qui a été a la tête du trio (prématuré, intérieur, defense) le plus régalien que nous ayons eu avec Bernard Cazeneuve et Jean-Yves Le Drian.

Ma conviction est que nous perdons un homme de valeurs qui a su se montrer solide dans des heures tragiques pour notre pays, solidité qui manque dans le paysage publique.
Chacun comprendra mieux ma ligne de conduite, de mes silences, de mon aversion pour les commentaires et ma préférence pour une action concrète dans les domaines de compétence stratégique.

Bonne fin de semaine à toutes et à tous.

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