Fréjus

Fréjus
Les élections municipales qui s’ouvrent à nous sont le premier échelon de scrutins locaux qui seront complétés un an après par les élections cantonales et régionales.
Elles sont l’occasion pour tous nos compatriotes de se choisir une équipe guidée par une ou un maire qui présidera aux destinées de leur commune.
Cette échéance toute proche est la dernière occasion de prolonger près de chez soi la politique de transformation de la vie démocratique que nous avons tous amorcée en 2017 avec une nouvelle majorité qui s’impose des règles de conduite comme jamais il n’en avait été décidé.
Ces élections sont l’occasion d’en finir avec ces maires et adjoints qui dépensent sans compter l’argent des autres dans des « palais municipaux » somptueux, des investissements aussi inutiles que démesurés faits pour flatter des égos malvenus, des dépenses en personnels toujours croissantes par clientélisme, ou qui bradent les espaces verts ou sportifs à des promoteurs toujours avides de tirer par le haut les prix d’une ville tranquille…
Ces élections sont donc l’occasion de vider les derniers bastions de ces potentats locaux, de ces barons, pour lesquels l’argent de la commune n’est là que pour servir leur gloire personnelle. Ils sont faciles à reconnaître. Cela fait longtemps qu’ils sont en place, très longtemps parfois et surtout ce sont ceux qui crient le plus fort à la soit disant baisse des dotations de l’État quand celui-ci cherchait à rationaliser les dépenses locales. Rappelez vous ! Le premier exercice budgétaire de notre majorité lorsque le Gouvernement par l’intermédiaire de sa ministre, Jacqueline Gourault (MoDem) a décidé de passer des contrats avec les grandes collectivités. Bonification de la dotation si contractuellement la collectivité s’engage à enrayer la dépense en personnels et si elle s’engage à faire travailler ces derniers 35h hebdomadaires au lieu des 27,5 qu’ils font en moyenne. Et qui a crié au scandale ? Qui a hurlé que les dotations aux collectivités baissaient ? Ceux dont je vous parle depuis le début bien-sûr ! Ceux-là même que l’on retrouve glissés dans des rangs d’oppositions aussi diverses que bruyantes contre la majorité si cela leur permet de sauver le train de vie qu’ils se sont confortablement créé sur le dos des collectivités. Ils n’hésitent pas à fricoter avec les extrêmes, pourvu que ces derniers oublient leurs étiquettes politiques le temps d’une campagne, après on verra bien…
Ces mécanismes, je les ai bien connus. C’est ce qui m’avait poussé après une douzaine d’années passées à collaborer localement, à passer la soupe comme on dit. Pourtant, d’avoir été conseiller municipal dans mon village m’a énormément appris.
C’est pour cela que je n’ai de cesse d’inciter tous ceux qui sont venus à moi pour obtenir aide ou conseil dans leur quête politique locale à se lancer dans cette expérience exceptionnelle.
La contrepartie à cet appui que je peux apporter ici ou là reste posée sur les mêmes fondements qui ont toujours guidé mes choix personnels, professionnels, politiques.
D’abord l’honnêteté et la probité car on ne peut gérer le bien d’autrui que si l’on est soi-même exempt de tout abus.
Ensuite le travail permanent, inlassable et continu, car aucune solution ne tombe du ciel ou n’est évidente sans un travail approfondi des ces dossiers, de ces études ou de tout sujet.
Enfin la mesure, la modération, la pondération, qui font en toute circonstance rechercher le point d’équilibre, le centre de gravité de toute situation afin de bâtir une solution juste pour tout le monde.
Ce dernier fondement, puisqu’il est politique, est celui sur lequel je vais insister en guise de conclusion car c’est bien de mes orientations et recommandations dont il est dans ce propos question.
L’équilibre, la modération et la pondération, sont aujourd’hui les vertus qui font le plus défaut dans notre société aujourd’hui. Excès, brutalités, violences, extrêmes et extrémismes sont étalés des journaux jusqu’aux réseaux sociaux. Du haut vers le bas remarquez-vous. Car c’est bien d’une spirale négative dont il s’agit. D’un tourbillon qui nous entraîne vers le bas et dont je voudrais convaincre, quelques-uns au moins, afin que nous essayions pour le moins, de stabiliser puis renverser cette tendance, éviter la chute. Voyez comme les revendications même les plus extrêmes sont aujourd’hui les plus violentes. Et quelles que soient les causes défendues les extrêmes se rejoignent. Cela impose aux modérés de se rejoindre eux aussi.
C’est dans ces termes que j’ai personnellement abordé cette première étape des échéances locales. En reconstruisant depuis le bas un édifice équilibré, modéré, pondéré mais solide dans cette ville de Fréjus au coeur de laquelle je vis. Celle-ci a été meurtrie par les dérives d’une majorité de doute et centre droite qui n’a pas pu juguler ces atermoiements autrement que par la division. J’en faisais partie. Mais pas assez fort pour me faire entendre. Le résultat fût qu’une liste du Front National l’emportait. Aussi, devenu député, avec ma fidèle suppléante Catherine Blanc, je n’eus de cesse de reprendre le dialogue avec chacune et chacun de ceux qui étaient – comme moi – détenteurs fussent d’une infime parcelle de responsabilité dans ce résultat afin de nous réunir, d’unir tous les modérés face aux extrêmes.
À deux exceptions près, je suis heureux de ce travail qui a permis à mes amis écologistes Jacky Giral et Pierre Barbe, aux sociaux-démocrates menés par Gérard Setboune, mes amis centristes Gerald Soccoja (UDI) et Thierry Mira (MoDem), à mes partenaires et amis de la République en Marche avec Jacques Lajous et Angélique Fernandez, ceux de la société civile comme Jean-Luc Epuron, d’accepter de s’engager aux côtés des Républicains Jeremy Campofranco et Laurence Fradj, concurrents respectueux d’hier, mais coéquipiers aujourd’hui, afin que cette dernière, jeune mère de famille, cheffe d’entreprise et juge au tribunal de commerce, nous permette de faire triompher cette initiative de rassemblement.
À chacune et chacun d’entre vous j’adresse mon voeu le plus cher qui est de ranger cette ville en son point le plus éloigné des extrêmes, en son centre de gravité.
Philippe Michel-Kleisbauer