Philippe Michel

Législatives des 10 et 17 juin 2012 – 5e circonscription du Var

L’obligation de choisir…

Un responsable politique qui aspire à exercer des responsabilités doit savoir faire des choix, surtout dans les moments difficiles.

La crise que nous vivons, la plus grave depuis la deuxième guerre mondiale, est une crise structurelle; nous dépensons plus que nous créons de richesses. Sans remettre en cause des principes sociaux forts comme notre système de santé ou d’assurance chômage, nous savons que nous devons à la fois créer de la croissance et réduire nos dépenses publiques.

S’il y a un an exactement 61% des Français étaient prêts à élire Dominique Strauss-Kahn à la présidence de la République, c’est parce qu’ils souhaitaient confier le pouvoir à un homme qui avait compris que l’on était mieux placé pour faire du social quand on produisait des richesses.

Cette ligne socio-libérale a toujours été la mienne. Mes votes successifs lors des élections présidentielles ont toujours été constants en ce sens.

Lorsque l’on regarde cette élection du point de vue des idées fondamentales et non plus en fonction des personnes ou des artifices de campagne, mon choix est clair; je voterai à droite.

Dans la mesure ou ce qui nous attend est d’une gravité sans précédent, je souhaite que François Bayrou qui a toujours tenu un langage de vérité et apporté des réponses précises et rationnelles aux problèmes de notre société, se voit confier des responsabilités et donner les moyens d’oeuvrer au rétablissement de notre pays, comme de l’Europe.

En homme d’Etat, il saura passer outre ses convenances personnelles  afin de donner sa pleine mesure pour le bien de la Nation.

Mes votes, mon choix…

1988:  1er tour; Raymond BARRE

2ème tour; Jacques CHIRAC

1995:   1er tour; Edouard BALLADUR

2ème tour; Jacques CHIRAC

2002:  1er tour François BAYROU

2ème tour; Jacques CHIRAC

2007:  1er tour; François BAYROU

2ème tour; Nicolas SARKOZY

2012:  1er tour; François BAYROU

J’annoncerai mon choix pour le 2ème tour lundi prochain.

Pour un Ministère de la Justice, du Droit et de la Moralisation de la vie publique.

Si nous voulons un jour lever le voile sur toutes les suspicions d’affaires et voir la vérité triompher dans les « affaires », du sommet de l’Etat jusqu’à la plus petite de nos collectivités, le prochain Président de la République devra révolutionner notre approche de la justice en défaisant la Chancellerie de sa tutelle.

Car la justice ne pourra jamais être complètement indépendante tant que les procureurs seront dépendants d’un Garde des Sceaux aux ordres de l’Elysée. La justice administrative sera toujours polluée par la dépendance  de la carrière des fonctionnaires à l’égard de l’Etat alors qu’ils doivent parfois le condamner.

Le prochain Président, le prochain Gouvernement et le prochain Parlement, devront s’entendre sur la nomination (élection?) d’un Garde des Sceaux indépendant à la tête d’un Ministère de la Justice, du Droit et de la Moralisation de la vie publique.